Papouasie-Nouvelle-Guinée
Les effets dans un groupe de toxicomanes de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Nous vivons et travaillons avec des gens qui parlent le Pidgin ou l’Anglais simplifié. Plusieurs d'entre eux sont des toxicomanes. Ils ont tous fréquenté un peu l’école mais sont rapidement entrés en contact avec la marijuana. Celle-ci pousse facilement en Papouasie-Nouvelle-Guinée et est connue internationalement comme «l'or de la PNG». Ils la fument, essayent de la vendre ou de l’échanger contre des armes. Ils boivent et s'impliquent dans des hold-ups. Que peuvent-ils faire d’autres? Il leur semble que pour eux, il n’y a ni emploi, ni avenir. Comme toxicomanes ils sont rejetés par leurs milieux. Leur vie ne semble pas avoir de sens. Nous allons à la recherche de ces jeunes et leurs donnons des cours tels que "Qui suis-je?", "Me vivre plus harmonieusement", "Je cherche Dieu", "La vie en moi et ses entraves". Ce dernier cours est un cours où des moyens créatifs sont mis à leur disposition.
Actuellement, 40 d'entre eux ont modifié leur mode de vie. Ils se sont engagés dans le volontariat. Ils se proposent à tour de rôle pour la musique de la liturgie dominicale et préparent des danses à effectuer lors de l’Offertoire. Ils sont réintégrés dans leurs milieux et tous expriment combien PRH les a aidés.
Ils ont trouvé une nouvelle vie grâce à PRH. Ils ont également trouvé un sens à l'estime de soi et au bonheur. Plusieurs ont connu un départ difficile dans la vie. Nous essayons de les accompagner dans leur cheminement. Bien sûr certains retombent dans la drogue ou la boisson, mais ils reviennent à chaque fois et se relèvent. Ils ne perdent plus espoir.
Six cours sont actuellement traduits en Pidgin, la plupart des autres en Anglais restreint.
Nous vous sommes très reconnaissants pour toutes vos contributions qui nous permettent de faire faire le travail de traduction, travail sans fin il va sans dire, et nous vous remercions chaleureusement pour cela.
Paulus-Maria Mafurt– formateur – Papouasie-Nouvelle Guinée.
Argentine
Daniel – un jeune homme à Rosario - Argentine.
Je menais une vie sans espérance, avec des parents dépourvus de la sagesse nécessaire pour accueillir et former l’enfant que j’étais. Je n’avais pas la possibilité de m’épanouir. Cependant, quelque chose en moi refusait de capituler et une fois adulte j’ai commencé ma recherche. C’est ainsi que j’ai rencontré PRH et que j’ai découvert que je n’étais pas aussi mauvais que je croyais. Bien au contraire, je suis plein de couleurs. Et même avec mes frustrations et mes blessures , la vie mérite d’être vécue.
Aujourd’hui, face à l’adversité, je ne me sens plus dépourvu. J'ai appris comment me protéger, ce qui me donne une certaine force. J’ai grandi. En quelques années, je suis devenu quelqu’un d’autre et les personnes qui m’entourent me le reflètent. J’ai eu l’opportunité de faire quelque chose et j’en ai saisi l’occasion. Pour une raison ou une autre, grâce à PRH, ma vie a de nouveau un sens.
Benin
Viviane. 40 ans – accompagnatrice d’enfants en difficultés à Cotounou Benin.
Le stage "Aider mes enfants à devenir eux-mêmes" a développé en moi des compétences de mère et d’éducatrice. Je suis plus attentive à l’avenir des enfants dont je suis responsable et à leur éducation. Pour mes propres enfants, je suis devenue une maman bien plus patiente, prête à répéter sans cesse les mêmes choses et à donner le bon exemple Les autres enfants me voient comme une maman qui ne bat pas ses enfants”.
Haïti
Isaac – un homme en Haïti.
Je vois que je ne suis pas responsable de ce que mon père a fait. Mon père s’est marié avec ma mère mais il a également d’autres femmes. Il a six enfants avec une femme, un enfant avec trois autres femmes et sept enfants avec ma mère.
Je découvre tout doucement les causes de ce qui m’a blessé et pourquoi je suis si timide. Je ne pouvais pas résister face à la dureté et la sévérité de mon père. Mais par ailleurs, ce qui me procure beaucoup de joie, c’est sa vaillance, son courage, sa capacité à avoir une vue d’ensemble. C’est pourquoi j’ai beaucoup de respect pour lui. Je découvre maintenant mon aspiration à être moi-même: moi c’est moi et lui c’est lui. C’est pourquoi, je n’ai plus peur de prendre mes distances par rapport à ce qu’il a fait.
Je suis fier de moi et de mon chemin vers l’autonomie.
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